Passer au contenu principal

yeka-adja

Examen par les pairs

Examen par les pairs en double aveugle

Accès libre

Accès aux articles publiés évalués par des pairs

Sous licence

Sous licence Creative Commons (CC BY 4.0)

Semestrielle

Fréquence de publication (semestrielle soit 2 par an)

Fraude scientifique

Fraude scientifique et manquements à l’intégrité de la recherche

Politique de la revue YÉKA-ADJA

Préambule

YÉKA-ADJA, revue scientifique internationale de sciences humaines et sociales, s’engage à promouvoir une recherche fondée sur l’honnêteté intellectuelle, la rigueur méthodologique, la transparence des sources et le respect des personnes, des communautés et des patrimoines étudiés. Cette politique s’inscrit dans le cadre du processus d’évaluation en double aveugle et du libre accès annoncés par la revue sur son site officiel.

La revue considère que toute forme de fraude scientifique porte atteinte à la crédibilité de la recherche, aux droits des auteurs authentiques, à la confiance des lecteurs et à la qualité du savoir diffusé. Elle rejette, par conséquent, tout manuscrit dont le contenu résulte d’une falsification, d’une fabrication, d’une appropriation indue ou d’une manipulation contraire à l’éthique de publication.

1. Définition de la fraude scientifique

La fraude scientifique désigne tout comportement intentionnel visant à tromper la communauté scientifique, le comité éditorial, les évaluateurs ou les lecteurs au sujet de l’origine, de l’authenticité, de la méthode, des résultats ou de la paternité d’un travail soumis ou publié.

Conformément aux références internationales en matière d’intégrité éditoriale, les formes les plus graves de fraude comprennent notamment la fabrication, la falsification et le plagiat. L’International Committee of Medical Journal Editors (ICMJE) y associe également la manipulation trompeuse d’images ainsi que la non-déclaration intentionnelle de relations ou d’activités susceptibles d’influencer une publication.


2. Formes de fraude et de manquement prohibées
2.1. Le plagiat

Le plagiat consiste à reproduire, traduire, paraphraser ou reprendre les idées, les formulations, les données, les résultats, les images ou les analyses d’un tiers sans citation appropriée de la source.

Sont notamment interdits :

  • la reproduction intégrale ou partielle d’un texte sans guillemets ni référence ;
  • la reformulation superficielle d’un contenu emprunté en dissimulant sa provenance ;
  • l’utilisation sans autorisation ou sans mention de tableaux, illustrations, corpus, documents d’archives ou données appartenant à autrui ;
  • l’appropriation de travaux non publiés, notamment ceux d’étudiants, de collègues ou d’évaluateurs.
2.2. L’auto-plagiat et la publication redondante

L’auto-plagiat désigne la réutilisation substantielle, non signalée, par un auteur, de ses propres travaux antérieurement publiés ou soumis ailleurs.

Un manuscrit adressé à YÉKA-ADJA doit être original et ne doit pas avoir été publié, accepté ou soumis simultanément à une autre revue. Toute reprise légitime d’un travail antérieur doit être clairement signalée et correctement référencée.

2.3. La fabrication de données ou de sources

La fabrication consiste à inventer des données, des enquêtes, des entretiens, des observations, des témoignages, des archives, des références bibliographiques, des traductions, des citations ou des résultats qui n’existent pas réellement.

Dans le champ des sciences humaines et sociales, cette faute peut notamment prendre la forme :

  • d’entretiens fictifs ;
  • d’enquêtes prétendument menées mais inexistantes ;
  • de références bibliographiques inventées ;
  • de citations attribuées abusivement à un auteur ;
  • de documents historiques, linguistiques, littéraires ou culturels présentés comme authentiques sans fondement vérifiable.
2.4. La falsification et la manipulation des résultats

La falsification consiste à modifier, supprimer, sélectionner ou présenter de manière trompeuse des données, des sources, des résultats ou des éléments d’analyse afin d’orienter artificiellement les conclusions d’un article.

Elle comprend notamment :

  • la modification de résultats d’enquête ;
  • l’altération de verbatim ou de témoignages ;
  • la suppression volontaire d’éléments contredisant la démonstration ;
  • la manipulation d’images, de graphiques, de tableaux ou de documents numérisés ;
  • la présentation déformée d’archives, de statistiques ou de résultats empiriques.
2.5. Les fausses attributions d’auteur

La qualité d’auteur doit être réservée aux personnes ayant contribué de manière réelle, significative et identifiable à la conception, à la rédaction ou à la révision scientifique du manuscrit.

Sont prohibées :

  • l’ajout d’un auteur n’ayant pas contribué au travail ;
  • l’omission d’un contributeur déterminant ;
  • l’usage du nom d’une personnalité ou d’un supérieur hiérarchique dans le but de favoriser la publication ;
  • la soumission d’un manuscrit sans l’accord de l’ensemble des coauteurs.
2.6. La manipulation du processus d’évaluation

Toute tentative d’influencer illicitement l’évaluation d’un manuscrit constitue un manquement grave à l’intégrité éditoriale.

Sont notamment interdits :

  • la communication d’une fausse identité d’évaluateur ;
  • la proposition d’adresses électroniques fictives ;
  • toute tentative d’identifier, de contacter ou d’influencer un évaluateur pendant le processus d’examen ;
  • toute action destinée à contourner le principe de l’évaluation en double aveugle annoncé par la revue.
2.7. Les conflits d’intérêts dissimulés

Les auteurs, évaluateurs et responsables éditoriaux doivent déclarer toute relation personnelle, institutionnelle, financière ou professionnelle susceptible d’affecter l’impartialité d’une soumission, d’une évaluation ou d’une décision éditoriale.

La dissimulation intentionnelle d’un conflit d’intérêts pertinent peut constituer un manquement à l’éthique de publication.

2.8. L’usage non transparent de l’intelligence artificielle

L’utilisation d’outils numériques ou d’intelligence artificielle ne doit jamais conduire à présenter comme authentiques des références, citations, données, traductions, analyses ou résultats inexistants ou non vérifiés.

L’auteur demeure entièrement responsable de l’exactitude, de l’originalité, de la vérifiabilité et de l’intégrité du manuscrit soumis. Un outil d’intelligence artificielle ne peut être présenté comme auteur ou coauteur d’un article.


3. Obligations des auteurs

Tout auteur soumettant un manuscrit à YÉKA-ADJA certifie que :

  1. le texte est original et résulte d’un travail intellectuel authentique ;
  2. toutes les sources utilisées sont correctement mentionnées ;
  3. les citations, données, références, documents et résultats présentés sont exacts et vérifiables ;
  4. le manuscrit n’est pas soumis simultanément à une autre revue ;
  5. les coauteurs éventuels ont approuvé la soumission et la version proposée ;
  6. toute situation de conflit d’intérêts susceptible d’influencer le travail est déclarée ;
  7. toute utilisation substantielle d’un outil d’intelligence artificielle dans la préparation du manuscrit est signalée avec transparence, lorsqu’elle concerne la production, la reformulation ou l’analyse du contenu.

L’auteur doit pouvoir fournir, à la demande de la revue, les éléments nécessaires à la vérification de son travail : données d’enquête anonymisées lorsque cela est éthiquement possible, corpus, références exactes, autorisations de reproduction, preuves de consentement ou tout document pertinent.


4. Détection et signalement d’un soupçon de fraude

Un soupçon de fraude peut être porté à l’attention de la revue avant ou après publication par :

  • un évaluateur ;
  • un membre du comité éditorial ou scientifique ;
  • un lecteur ;
  • un auteur ;
  • une institution universitaire ou de recherche ;
  • toute personne disposant d’éléments sérieux et vérifiables.

Tout signalement doit être formulé de manière précise, documentée et respectueuse des droits des personnes concernées. Il doit indiquer, autant que possible, le manuscrit ou l’article en cause, la nature présumée du manquement et les éléments permettant son examen.

La revue traite les allégations de façon confidentielle, impartiale et contradictoire, en évitant toute accusation publique avant l’établissement des faits. Le Committee on Publication Ethics (COPE) recommande précisément que les rédactions disposent de procédures permettant d’identifier et de traiter les préoccupations éthiques, notamment en cas de fabrication ou de falsification présumée.


5. Procédure applicable avant publication

Lorsqu’une suspicion sérieuse apparaît au cours de l’évaluation ou avant la mise en ligne d’un article, la revue peut :

  1. suspendre temporairement le processus éditorial ;
  2. demander des explications à l’auteur correspondant ;
  3. solliciter les documents ou données permettant la vérification du manuscrit ;
  4. consulter, lorsque cela est nécessaire, des experts ou les membres compétents de ses organes scientifiques ;
  5. demander une révision corrective lorsque le problème relève d’une erreur rectifiable et non d’une fraude ;
  6. rejeter définitivement le manuscrit lorsque le manquement est établi ou lorsqu’une fraude grave est caractérisée.

En cas de fraude avérée, la revue peut également refuser de nouvelles soumissions provenant de l’auteur concerné pendant une durée déterminée et informer son institution de rattachement lorsque la gravité des faits le justifie.


6. Procédure applicable après publication

Lorsqu’un manquement grave est signalé après la publication d’un article, YÉKA-ADJA procède à un examen contradictoire des éléments disponibles. Selon la nature et la gravité des faits, la revue peut adopter l’une des mesures suivantes :

  • publier une correction lorsque l’article comporte une erreur identifiable qui ne remet pas fondamentalement en cause son intégrité ;
  • publier une note d’information ou une expression de préoccupation lorsqu’une enquête est en cours et que la fiabilité du contenu est sérieusement mise en doute ;
  • retirer ou rétracter l’article lorsque la fraude, le plagiat, la falsification, la fabrication ou une violation éthique majeure est établie ;
  • informer les institutions ou organismes concernés lorsque la situation l’exige.

Une rétractation n’a pas pour objet d’effacer silencieusement l’article litigieux, mais de protéger l’intégrité du dossier scientifique en informant clairement les lecteurs des raisons pour lesquelles le texte ne doit plus être considéré comme fiable. Les recommandations de l’ICMJE prévoient la correction, l’expression de préoccupation ou la rétractation selon la situation rencontrée.


7. Distinction entre erreur et fraude

La revue distingue l’erreur involontaire de la fraude scientifique.

Une erreur matérielle, une imprécision de référence ou une omission non intentionnelle peut donner lieu à une correction, lorsque l’auteur collabore de bonne foi et que la validité générale du travail n’est pas compromise.

En revanche, la fabrication, la falsification, le plagiat, la dissimulation intentionnelle ou toute manipulation destinée à tromper constituent des fautes graves susceptibles d’entraîner le rejet, la rétractation ou toute autre mesure éditoriale appropriée.


8. Respect de la présomption d’intégrité et du contradictoire

Toute personne mise en cause bénéficie du droit d’être informée des griefs retenus contre elle et de présenter ses observations ou justificatifs.

La revue s’engage à :

  • examiner les faits avec objectivité ;
  • protéger la confidentialité des échanges pendant l’instruction du dossier ;
  • éviter les décisions arbitraires ou fondées sur de simples rumeurs ;
  • conserver la trace des décisions éditoriales adoptées ;
  • rendre publique toute correction ou rétractation affectant un article déjà publié.

9. Sanctions éditoriales possibles

Selon la gravité du manquement constaté, la revue peut prononcer une ou plusieurs des mesures suivantes :

  • demande de correction du manuscrit ;
  • rejet immédiat de la soumission ;
  • retrait d’un article accepté mais non encore publié ;
  • publication d’une correction ;
  • publication d’une expression de préoccupation ;
  • rétractation d’un article publié ;
  • suspension temporaire des soumissions de l’auteur ou des auteurs concernés ;
  • information de l’institution d’affiliation ou de l’organisme compétent, lorsque les faits l’exigent.

Ces mesures sont prises dans le respect de la proportionnalité, de l’équité procédurale et de l’intégrité du dossier scientifique.


10. Engagement de la revue

Par la présente politique, YÉKA-ADJA affirme son attachement à une publication scientifique responsable, crédible et respectueuse des normes internationales d’intégrité académique.

La revue encourage les auteurs à vérifier soigneusement leurs sources, à respecter les règles de citation, à documenter leurs méthodes, à préserver l’authenticité de leurs données et à faire preuve de transparence dans toutes les étapes de la production scientifique.

Toute contribution à YÉKA-ADJA doit participer à la construction d’un savoir fiable, honnête et utile à la communauté scientifique comme à la société.